
Par : Adel EL KORDI
Chercheur indépendant
« La
société libyenne ne connut presque jamais une organisation politique digne du
nom d’Etat, ni conformément à la définition donnée par Ibn Khaldoun, ni à celle
donnée par des approches sociologiques et politique »
Riche de son histoire, le cas
libyen se caractérise par sa particularité, et ce, en raison de la diversité
des événements historiques que le pays a connus ; de même la multiplicité
d’éléments tant extérieurs qu’intérieurs qui sont intervenus ont ainsi touché à
sa souveraineté. Conjointement à toutes ces fluctuations, la position
géographique, les conditions climatiques et la composition sociale de la Libye
sont des facteurs qui ont influé depuis toujours sur le développement de ce
pays.
Géographiquement, la Libye est
située au nord de l’Afrique, délimitée à l’est par l’Egypte, au sud par le
Niger et le Tchad, au sud-est par le Soudan, à l’ouest par l’Algérie et la
Tunisie ; en s’ouvrant au nord sur la Méditerranée par un littoral[2] de près de 2000km ;
le pays s’enfonce dans l’Afrique, cela lui conférant une position particulière
vis-à-vis du continent et notamment du reste du Maghreb. Ce second point ajouté
au premier lui a permis au cours de l’Histoire de servir de liaison entre
l’Afrique subsaharienne et l’Occident[3]. Sa superficie est estimée
à environ 1.750.000 km2 plaçant dans ce domaine la Libye à la
troisième place des pays d’Afrique[4]. L’immensité de son
territoire explique quede tout temps le pays ait été divisé en trois grandes
régions politiques, la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan de même que son
étendue illustre la nature géographique de ce pays doté dès l’origine de trois
régions naturelles : à savoir, la côte du nord, les hauteurs du nord
comprenant la montagne de l’ouest, la montagne verte, les collines d’Albatnane
et de Derna à l’est et enfin une zone d’environ 90 à 95% désertique à
l’exception des oasis de Ghadamès, Jâlo et Jaghboub[5]. Les terrains agricoles se
situent ainsi tout au long de la ligne littorale à l’exception des 650 km
reliant Misurata à Benghazi, mais on en rencontre également dans les oasis du
Fezzan et d’Al Koufra. Cette répartition s’est accentuée au fil du temps en
raison des conditions climatiques, ces dernières représentant un facteur justifiant
la concentrationde la population dans certaines zones au détriment d’autres[6]. En effet, la grande
distance séparant les villes[7] confère au pays une
diversité culturelle de même qu’une pluralité de richesses naturelles dont la
plus importante à ce jour est le pétrole[8]. Cette
distance notoire séparant les centres urbains a certainement marqué la société
de particularités se répercutant entre autre sur la gouvernance du pays. A
titre explicatif, les Berbères sont concentrés dans les montagnes de l’ouest et
dans quelques régions au sud du pays et l’on trouve une petite communauté
d’entre eux au nord ouest sur la ligne littorale à Zwara. Cette communauté se
fait forte de représenter les premiers habitants de la région. De plus les
Touaregs et les Toubous sont concentrés au sud du pays ; ces deux tribus
nomades sont connues pour leur mobilité dans le grand Sahara (Algérie, Tchad et
Mali) ; concernant les tribus arabes, elles se répartissent sur l’ensemble
du territoire libyen[9]. On peut dire en fin de
compte que la composition de la société libyenne forme une mosaïque composée essentiellement d’une dualité ethnique arabo- berbère ;
chacune de ces deux ethnies comprenant plusieurs tribus, qui souvent par manque
de civisme, se sont laissées influencer par de nombreuses circonstances voire
manipuler par le pouvoir central, cela modifiant d’une certaine façon l’essence
même de leur appartenance[10].
Dans un concept socio-régional
plus élargi, [11]’appréhender la Libye dans
sa globalité n’a jamais été une tâche simple.
D’un point de vue humain, le pays
tire son homogénéité d’une population bédouine pratiquant le nomadisme
agro-pastoral au sein d’un solide cadre tribal. D’ailleurs, la Libye tire son
nom de la tribu des Lebu[12].Il apparait donc indispensable, pour
tenter de comprendre ce pays, d’en traiter la composition sociale à partir de
sa réalité tribale, la tribu étant depuis toujours étroitement liée au système
politique.
L’analyse de l’Histoire politique
du Maghreb avant la colonisation met en relief le rôle incontournable des
tribus qu’elles aient été partie prenante dans le pouvoir central ou en
relation avec celui-ci ou même indépendante vis-à-vis de l’Etat[13]. En dehors de l’analyse
effectuée sur ce phénomène par Ibn KHALDOUN, plus particulièrement sur les
relations tribus- monarchie[14], Yazid BENHOUNET en
citant d’autres études notamment menées par Ali BOUDIA en 1983 et Lahouari ADDI
en 1985, met au jour les rapports des tribus algériennes avec le pouvoir
central sous le régime ottoman. Les Turcs s’appuyaient sur les grandes tribus
du Nord contre des faveurs, particulièrement au niveau de l’impôt pour avoir la
main mise sur le territoire[15].Cetexemple tout droit
sorti de la philosophie coloniale s’applique au cas de la Libye avec certaines
différences dues au particularisme des données socio-économiques caractérisant
le pays à cette époque. A ce propos, ajoutons que la Libyemanquait d’une réelle
harmonisation économique entre les tribus où régnaient l’analphabétisme, la
pauvreté et une mortalité au taux très élevé. Les tribus du territoire libyen
vivaient, notamment au nord du pays, d’échanges économiques médiocres basés
essentiellement sur l’agriculture et l’élevage alors que les tribus du sud ont
été connuesà travers la domination qu’elles faisaient peser sur les routes du
commerce du désert entre l’Afrique noire et le littoral. Le déséquilibre
économique (Nord/ Sud)[16]du pays fut aggravé par
une collecte d’impôts de plus en plus conséquente pratiquée par la régence.
Tous ces éléments ont façonné la
politique générale de l’Etat et ont fait qu’il est devenu impossible de
comprendre le fondement de la politique libyenne tant au plan économique que
social. Dans le même temps, ces facteurs ont représenté aux yeux des grandes
puissances coloniales une piste favorable pour exploiter les matières premières
et le peuple et ensuite commercialiser leurs productions industrielles.
I :
Une régence financière et économique historiquement déséquilibrée, preuve
d’injustice sociale
Les transformations les plus
distinguées qui ont marqué l’évolution de l’économie et de la société libyenne
depuis l’indépendance ne relèvent pas d’un changement décisif de la structure
de l’économie et de ses rapports avec l’extérieur, mais plutôt de phénomènes de
« transfert » d’une partie du revenu national vers des nationaux,
revenus auparavant détenus par le colonisateur et ce, grâce à la
« nationalisation » de l’administration et d’une partie de l’économie[17].
En dépit de multiples richesses,
la Libye reste un pays en voie de développement, aussi, comme l'on peut le
déceler dans ses rapports déséquilibrés avec les différents pays du continent
depuis l'indépendance, les évènements qui se sont déroulés de tout temps
démontrent que le pouvoir central a plutôt manifesté une seule volonté. Cette
rivalité veut dire que la hiérarchie a depuis toujours maintenu le pouvoir
comme le décrit Djibril DIOP « contre vents et marées dans une ambiance
très souvent teintée de mauvaise gouvernance, de népotisme, de
corruption, de manipulation des institutions et des règles démocratiques les
plus élémentaires »[18]. La situation du
passé colonial n’a pas changé depuis l’indépendance, en effet le citoyen forcé
de se soumettre à l’autorité de l’occupant se voit toujours aujourd’hui
marginalisé de la scène politiqueet soumis à une gouvernance dissuasive.
Un manuscrit ancien met en
lumière la souffrance de la population de Ghadamès, victime d’injustice à cause
de la mauvaise répartition des impôts appliqués[19]. La dégradation des
capacités financières et économiques telle que la décrit ce manuscrit, ne laisse
aucun doute pour établir des préjugés. Une grande partie de la société
ghadamssi a fui cette situation inique pour se réfugier en Tunisie dans le même
temps où les notables de la ville continuaient à bénéficier des privilèges.
L’espoir de s’ouvrir à un mode de
vie plus aisé était aux regards des indigènes lié à la réalisation de
l’indépendance. Cela signifiait une autonomie tant sur le plan décisionnel que
sur celui de sa participation au développement du pays. Cet espoir s’est
accentué à la découverte du pétrole. D’ailleurs, Larbi TALHA, dans
une de ses études, prouve que cette découverteainsi que le début de l'exportation
des hydrocarbures dès 1960 ont contribué à l'augmentation du niveau de
vie à partir de 1962[20], et l’on a constaté que
la population de la Libye comme le revenu annuel par personne sont passés
respectivement entre 1962 et 1965 de 1.450.000 à 1.620.000 habitants et
de 56,55 à 251,85 L.L par personne[21]. Or, malgré l’apparent
accroissement enregistré durant cette période, il ne fallut pas longtemps, en
voyant surgir les séquelles d’un lourd passé colonial et en constatant
l’absence d’une véritable volonté du “politique“ à apporter des
changements, pour réaliser en fin de compte que la gestion et la mise en œuvre
depuis l’indépendance de toutes les politiques et plus particulièrement celles
financière et fiscale, ont été vouées à l’échec.
II : Un désordre institutionnel depuis l’origine
Face à une économie défavorisée,
la société libyenne a subi depuis toujours une fiscalité discriminatoire alors
que l’impôt « Dans les sociétés démocratiques, (il) devra faire l’objet
d’un consentement politique et idéologique »[22]. Pour preuve de
l’importance qu’il y a àtraiter le désordre institutionnel, on peut souligner
que l’administration dans son ensemble et la manière dont on la gère demeure
l’outil approprié aux mains de l’Etat pour bien exécuter sa politique
financière et plus particulièrement fiscale[23]. Mais la composition
sociale de la Libye, comme on l’a présenté, fait que l’application des règles
normatives relève d’une mission quasi impossible d’où apparait la nécessité
d’une réelle volonté ainsi que d’une prise de conscience tant de la part “du
pouvoir central“ que de celle “des individus“ comme condition primordiale pour
atteindre le développement[24].
En fait, l’Histoire de la Libye
repose sur des communautés très anciennes dont le pouvoir est important surtout
pour celles qui résident loin des centres urbains. La tribu en Libye est une
entité souveraine qui possède les trois pouvoirs, législatif, exécutif et
judiciaire. Elle représente à elle seule l’espace territorial. Ali DOLAMARI
avance selon cet ordre d’idées que la tribu est “une entité politique“ et
dans ce sens il la considère comme une société qui œuvre et exerce son pouvoir
sur le territoire qui est le sien[25]. Selon le même auteur, le
cas de la Libye, d’un point de vue politique, « ne peut se comparer aux
cas des pays du Maghreb et du Moyen Orient ; la tribu en Libye se
substitue pratiquement à l’Etat en termes d’organisation et d’appartenance. Par
le fait, l’Etat, lui, se développe au détriment des tribus ». Le poids
de la tribu pèse tellement lourd que les réseaux de parenté peuvent régler à
eux seuls la vie sociale et économique du pays[26].D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle depuis l’origine, les
puissances coloniales (depuis les Ottomans jusqu’aux Britanniques et aux
Français) se sont appuyées principalement, contre des faveurs et des avantages
fiscaux, sur les notables et les chefs des tribus locales pour étendre leur pouvoir
sur l’ensemble du territoire libyen[27].
Allant dans le même sens, J. Clauzel souligne que « le comportement de l’administration
coloniale à l’égard des nomades s’est trouvé déterminé par un double état
d’esprit : une attentive préoccupation de surveillance, une attirance et
une sympathie »[28].
L’une des conséquences de cet état
d’esprit lié notamment à un comportement de surveillance, apparait dans le
maintien prolongé d’un Etat tribal par une administration de contrôle,
« administration militaire ».
Pratiquement trois décennies
après l’indépendance, Kadhafi à son tour a utilisé ce pouvoir des tribus en
mettant de son côté leurs chefs pour mener sa propre politique sur la Libye.
L’intégration au sein du gouvernement de figures marquantes des grandes tribus va
dans ce sens. Par ailleurs, antérieurement à cette époque, la phase transitoire
marquéepar le passage du colonialisme à l’indépendance ainsi que les lourdes
circonstances historiques vécues par les indigènes (famine, analphabétisme et
pauvreté), permettent d’aller dans le sens de l’idée de Yazid BEN HOUNET qui
voit que contrairement à certaines opinions, rechercher le pouvoir central ou a
contrario refuser l’idée de l’Etat n’est pas la caractéristique essentielle des
tribus[29]. A notre avis, en ce qui
concerne la Libye, ce concept est discutable car historiquement parlant le rôle
principal des tribus y est depuis longtemps une conséquence de l’incapacité de
l’Etat à s’imposer sur le territoire. En revanche cette idée en rejoint une
autre de Yazid BEN HOUNET lorsqu’il admet le fait que les tribus puissent être
en certaines circonstances à la recherche du pouvoir central ou à l’inverse
opposées à ce dernier mais plus précisément quand il estime que les tribus sont
davantage dépendantes et même parfois à la recherche d’un pouvoir politique légitime
qu’il s’agisse du pouvoir central en place ou d’une descendance “religieuse“[30]. A ce sujet, il est de
notoriété publique que le mouvement religieux issu de la confrérie Sanûsiya,
fondée au début du 19ème siècle, a établi un peu partout entre
l’Egypte et la Tunisie des monastères appelés Zaouïas. Cette confrérie est
devenue petit à petit une puissance spirituelle rendue dangereuse par le
fanatisme de ses adeptes dans le même temps qu’elle a déployé une importante organisation
du commerce. Notamment en contre partie d’une protection, elle exploitait les
caravanes après avoir pris le monopole des routes entre l’Ouadaï et la
Tripolitaine[31].
A l’instar de la domination sur les voies du commerce, rappelons ici que le mouvement
religieux débouche souvent sur un mode d’organisation politique dont les
centres étaient les Zaouïas. Il n’est pas douteux que l’organisation de la
Sanûsiya en Libye comme celle de Wlad Sidi Shaykh en Algérie a amené à
une confédération politique qui a créé des relations directes avec les
différentes tribus comme elle a contribué à faire régner l’ordre et à
entretenir les liens sociaux au sein des tribus[32]. Le caractère spirituel
et la force acquise suite à la domination du commerce transsaharien ont accordé
à la confrérie Sanûsiya la bénédiction des tribus.
Dans ces contrées, il semble
ainsi que l’échec du pouvoir central dans la réalisation d’un développement
socio-économique revienne au conflit permanant entre les pouvoirs étatique et
tribal, conflit agissant de façon directe sur la stabilité institutionnelle et
organisationnelle de l’Etat.
[1]al-MunṣifWannās, Militaires, élites et
modernisation dans la Libye contemporaine, Paris, Harmattan, 2009,
p. 26.
[2] ABOUCHARTANA Wajdi, L’importance du commerce extérieur dans le
cadre de l’économie libyenne « 1970-2007 », Mémoire de Master II
en Relations économiques internationales, Académie des études supérieures,
Tripoli 2011, p. 58
[3] Les gouverneurs
prélevaient des impôts annuels ou des produits ou des fonds des navires
commerciaux étrangers qui passaient le long des côtes littorales du pays et des
caravanes commerciales entre le désert et la mer méditerranéenne et le pays du
Soudan (connu aujourd’hui par Tchad, Niger, Mali et le nord du Nigéria), HAMIDA
Abdelatif, La société et l’État et l’occupation en Libye, étude
sociologique, économique et culturelle des mouvements et des politiques de
collaboration et de résistance coloniale 1830-1936, Centre des études de l’Union Arabe, série
travaux des thèses de doctorat (26), 2éme édition, Beyrouth 1998, p.
45
[5] Ces vastes espaces sont
parcourus par des nomades et semi nomades qui forment environ 40% de la
population libyenne. Cf. BARREBY Jean Jaques, la Libye à l’heur du pétrole, Politique
étrangère N°6 1959, 24éme année, p. 636.
[6] On peut dire qu’à
l’exception des zones côtières, la faiblesse et l’irrégularité du taux de
pluviométrie explique la prédominance du climat désertique ce qui implique la
dureté de vie de la population
[7]
Celle-ci atteignant dans certains cas 1500 km
[8] Ce dernier a été découvert
à la fin des années 1959, ceci explique la situation générale de la société
libyenne durant la période entre la date de l’indépendance et celle du
lancement de l’exploitation des hydrocarbures. Voir dans ce sens, ABOUCHARTANA
Wajdi, L’importance du commerce extérieur dans le cadre de l’économie
libyenne durant la période de 1970-2007, Op. Cit. p. 57
[9]
Voir annexe n°1 « Carte de la distribution ethnique en Libye »
[10] La mosaïque dont est
composée la société libyenne est « une bombe à retardement », les
individus cherchant toujours les rapports de force. Ce danger s’accentue
lorsque les deux facteurs ethnique et tribal, en raison des cultures
différentes, s’affrontent. « L’ethnie selon le professeur Ngoïe-NGALLA est
un état fragile qui reste en permanence exposé à l’explosion des violences des
pluralismes qui s’adaptent mal» Cf. Brice Arsène MANKOU, Le tribalisme, source de violence politique et ethnique en Afrique, Le
protique, 5-2007, recherches, p. 4
[11]al-MunṣifWannās, Militaires, élites et
modernisation dans la Libye contemporaine, op. cit. p. 19.
[12]Ali Dolamari, « Le tribalisme libyen :
un critère géopolitique », Outre-Terre, n° 23, no 3,
4 Janvier 2010, p. 123.
[13]BEN HOUNET Yazid, « De quelques
approches des rapports tribus / pouvoirs politiques au Maghreb », Insaniyat,
anthropologue, Paris, no 39-40, Juin 2008, p. 92.
[14] La relation
tribu-monarchie ou tribu- pouvoir central décrit selon Ibn Khaldoun une
mutation de la vie bédouine vers la vie sédentaire. Il précise que cette vie
urbaine est l’objectif des tribus bédouine et en même temps marque la fin de la
civilisation et le début de la décadence, plus précisément il donne l’image des
sédentaires corrompus par l’argent face aux bédouins proches de la nature et
donc d’habitudes saines pour expliquer les rapports tribus- monarchies où la
vie bédouine va vers la vi sédentaires.
[15]DjalelMAHERZI, Le financement des
collectivités territoriales en Algérie, Thèse de Doctorat, Université Lyon
III, Lyon, 2009, p. 8.
[16] Bien que la ligne
littorale apparaissait plus favorable à l’évolution d’une économie plus ou
moins autonome, la domination des routes du commerce transsaharien par les
tribus du sud assurait une certaine rentabilité aux habitants du Sahara dans le même le temps
qu’elle représentait une source de conflit. Le grand Sahara représentait ainsi
un espace socio économique étendu aux tribus du sud et ce, en raison de leur
grande mobilité.
[17]Abdelaziz BELAL et AbduljalilAGOURRAM, L’économie marocaine depuis
l’indépendance, http://aan.mmsh.univ-aix.fr/volumes/1969/Pages/AAN-1969-08_28.aspx, consulté le 26 novembre 2014. p.168
[18]Djibril DIOP, « 50 ans d’indépendance :
quelle renaissance pour les Etats africains? », p. 1.
[19]Bachir KASEM YOUCHAE, « Ghadamès :
documents commerciaux historiques sociaux (1668 -1310 Hijri) », Manuscrit,
Tripoli, 1982, p. 287.
[20]le taux annuel
d'accroissement démographique, calculé sur la période qui sépare les deux
recensements officiels de 1954 et 1964, a été évalué à environ 1.5%; le
chercheur démontre ainsi que ce taux était le plus faible d'Afrique du Nord relativement
aux pays voisins (Algérie 2.8%; Maroc 2.7%; Tunisie 2.2%), Larbi TALHA, Le pétrole et l’économie
libyenne, http://aan.mmsh.univ-aix.fr/volumes/1966/Pages/AAN-1966-05_03.aspx,
consulté le 13 mai 2014.
[21]Ibid.
[22]Pierre Beltrame, La fiscalité en France,
op. cit., p. 144.
[23] KHALAT Sirrage, Le
rôle du régime fiscal dans l’économie libyenne, Revue de l’Université, n°15
vol°3, 2013, p. 166
[24]
Le principe dans ce cas étant de faire croiser le devoir du pouvoir politique
avec l’intérêt de l’individu dans une société ayant une grande motivation pour
atteindre le développement global.
[25] Le poids de la tribu dans
ce sens peut expliquer que la Libye n’a pu établir de règle suivie pour la
répartition territoriale
[26]Ali Dolamari, « Le tribalisme
libyen », op. cit., p. 123.
[27] Les occidentaux
appliquèrent dans leurs colonies d’Afrique la même politique coloniale déjà
pratiquée dans certains pays du Maghreb par les Ottomans. En Libye par exemple,
ils l’ont imposée sur les trois principales régions du pays à savoir, la
Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan
[28] Jean. CLAUZEL,
« L’administration coloniale française et les sociétés nomades dans
l’ancienne A.O.F », Collectif, POLITIQUE AFRICAINE
N-046-L’Histoire face au politique, Editions KARTHALA, Paris, p. 100.
[29] Dans cet ordre d’idée,
Yazid BEN HOUNET cite (John DEVIS) qui lui pense fortement que les tribus de
Libye sont fondamentalement contre l’Etat
[30]BEN HOUNET Yazid, « De quelques
approches des rapports tribus / pouvoirs politiques au Maghreb », op. cit.,
p. 97.
[31]G. Arnaud, « Les Senoussia et la
double traversée du désert de Libye », Annales de Géographie,
vol. 34, no 188, 1925, p. 187.
[32] Selon Yazid BEN HOUNET,
les tribus ont financé les Zaouïas et il cite à nouveau LACROIX et DE LA
MARTINIERE dans leurs propos, à savoir Sidi Shaykh « gouverna ces
nomades avec beaucoup de prudence de sagesse et ne leur demanda pour tout impôt
qu’une redevance annuelle en nature, destinée à subvenir aux frais de son
immense hospitalité », op. Cité, p. 99https://www.facebook.com/el.k.adel.1
Merci pour votre effort car vous essayez de montrer au monde c'est quoi la Libye
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