Présenté
par : Adel EL KORDI
Docteur en Droit Public
Docteur en Droit Public
L’information
revêt une importance capitale. Elle désigne « le fait qui consiste,
pour quelqu’un qui possède un certain savoir, à transmettre celui-ci, à l’aide
d’un certain langage, à quelqu’un d’autre qui est censé ne pas posséder ce
savoir »[1].
Elle constitue donc l’une des dimensions de la modernité démocratique[2]
par le fait qu’elle est censée produire un acte de transmission qui ferait
passer l’individu social d’un état d’ignorance à un état de savoir dont se sert
l’autorité officielle comme le décrit Patrick CHARAUDEAU dans « Les médias
et l’information », ou comme le présentent Bruno RAVAZ et Stéphane
RETTERER dans leur ouvrage « Droit de l’information et de la
communication» en disant « c’est la capacité de transmettre un message
à un destinataire, la capacité de communiquer, d’entrer en relation, de révéler
une information, d’émettre une idée, de la discuter, de l’affiner, en laisser
une trace soit dans les mémoires humaines[3]… ».
Il est évident que les orientations et les points de vue de l’individu
vis-à-vis du système politique constituent son identité et enrichissent sa
culture. De même, on peut dire que ces deux derniers éléments sont le résultat
d’interactions entre les acquis de l’individu fabriqués par les médias et ce
que cet individu a reçu dans le cadre de sa relation avec les organismes de
l’État.
